Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /Juin /2008 19:20

Les bryophytes, dont les mousses se nourrissent essentiellement à partir des nutriments apportés par les invertébrés (excréments, mucus), ou par la pluie, l'eau capillaire et interstitielle et à partir des apports aériens de gaz et particules nutritives.
Ce faisant, les mousses jouent un rôle important dans l'épuration de l'air. Pour les mêmes raisons, elles accumulent certains polluants résilients ou non biodégradables (métaux lourds et radionucléides notamment). Certaines mousses sont des organismes pionniers qui avec les algues, les lichens et des bactéries contribuent à fixer, protéger ou créer les sols. Elles sont à ce titre très importantes dans plusieurs processus de résilience écologique, après les incendies notamment.

Les espèces les plus sensibles à l'air déshydraté, aux polluants oxydants et aux pesticides véhiculés par l'air et les pesticides ont parfois disparu d'une partie importante de leur aire biogéographique naturelle, en perdant de la diversité génétique. La plupart des espèces de mousses sont comme les algues, très sensibles au cuivre qui les tue dès les faibles doses.

Certaines espèces pourraient être considérés comme des bioindicateurs, en matière de qualité thermohygrométrique de l'air notamment. De par leur résistance naturelle à de nombreux polluants les mousses ne sont pas de bons bioindicateurs de pollution, mais comme bio-accumulateurs, elles peuvent permettent de cartographier des retombées de pollution. On les a par exemple utilisé pour cartographier des pollutions par le plomb, le cadmium, l'arsenic et d'autres métaux lourds en Europe. (|Exemple : carte des retombées atmosphériques d'arsenic en France, vers 2000/2005). Dans certaines forêts de régions polluées, les mousses réputés les plus résistantes ont aussi disparu.

Par ECRINS - Publié dans : N'importe quoi
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Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /Mai /2008 19:35

Retour sur les souvenirs du Spitzberg. Le 23 avril, zéro mètre d'altitude sur la banquise au pied du gigantesque front glaciaire barrant le Billefjorden. Le glacier y plonge à cet endroit directement dans l'océan arctique. L'été, quand la débacle est passé par là, on peut s'approcher du front glaciaire en kayak tout en prenant le risque de se prendre quelques quintaux de glace sur le museau...

Par ECRINS
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Mercredi 14 mai 2008 3 14 /05 /Mai /2008 14:07

Du 13 au 29 mai 2008, toutes une séries de manifestations autour de la thématique polaire : biodiversité, adaptation des populations, recherches, pollution. A Grenoble.

www.ujf-grenoble.fr/objectifpoles/

Par ECRINS - Publié dans : N'importe quoi
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Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /Mai /2008 13:29

Voiçi le récit en images et musique de notre trip au Spitzberg : du ski-pulka, du ski-kite, des ours, du blizzard. 12 minutes.

Par ECRINS - Publié dans : Ski de rando - Communauté : montagne
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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /Avr /2008 14:28
Retour sur une scène inoubliable vécue au Spitzberg en pleine nuit vers 4h15 du matin. Le jour est permanent à cette époque de l'année. Mon collègue me réveille et m'avertit de la situation : des bruits de pas autour de la tente. Je perçois de suite les bruits. Je me demande encore comment ces bruits furtifs ont pû le réveiller...On sort de suite des duvets, prise en main des petits stylos fusées d'alarme et de la carabine chargée. Pas d'équivoque possible, il s'agit d'un ours. On regarde par la minuscule fenetre de la tente VE25. Il n'y a pas un ours mais 2. Il faut absolument sortir de la tente pour les faire partir. Ce que nous faisons. Nous nous rendons compte alors qu'il s'agit d'une femelle et de son ourson. A notre sortie, l'ourson surpris fait un bon en arrière, mais rejoint très vite sa mère. Le risque à ce moment là est que l'ourson s'interpose entre nous et sa mère. Dans ce cas là, le danger est réel car la mère fera tout pour protéger son petit et il faudra user du fusil pour l'en dissuader. L'issue est heureusement plus pacifique. La femelle et l'ourson s'éloigne placidement dans un calme impressionant disparaissant peu à peu dans le brouillard qui enveloppe le fjord à ce moment là. Nous supposons que la curiosité à poussé les 2 plantigrades vers notre tente, petite excroissance inhabituelle sur la banquise. Il faut savoir qu'au Spitzberg, l'ours est protégé et qu'en abattre un donne lieu à une enquête quasi policière ou il faut pouvoir prouver la légitime défense. Il est aussi bon de savoir que depuis 1973 la population des ours polaires dans cette région ne cesse d'augmenter.
Par ECRINS - Communauté : montagne
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